QUE LES PARTIS POLITIQUES MONTRENT L'EXEMPLE

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Par David Bescond (Rebelles.infos)
Depuis plusieurs jours toute la classe politique française est unanime pour dénoncer les patrons voyous. C'est-à-dire les patrons qui quittent leur entreprise avec des parachutes dorés, des bonus ou des stock-options. Et tous de s'écrier : "C'est immoral", "C'est scandaleux", "C'est indécent" etc... Sur tous les médias nous entendons les hommes politiques français nous dire que les patrons doivent être solidaires des Français en renonçant aux bonus. Du coup le Premier ministre français, François Fillon, pour lequel j'ai d'ailleurs de l'estime va faire publier lundi prochain un décret qui stipule que les patrons d'entreprises aidées par l'État ne pourront plus toucher de stock-options et d'actions gratuites jusqu'à la fin 2010. Très bien.

Mais il y a cependant quelque chose qui m'échappe. Puisque nos hommes politiques semblent si soucieux de la moralité et de la solidarité en cette période de crise qu'est-ce qui les empêchent de s'appliquer à eux-mêmes ces principes vertueux ?  La loi prévoit en effet un financement public accordé aux différents partis, en fonction de deux critères cumulatifs : les résultats aux élections législatives, pour ceux qui ont présenté des candidats ayant obtenu au moins 1% dans au moins 50 circonscriptions, et le nombre de parlementaires. Par exemple dans le projet de loi de finances pour 2008, le gouvernement a inscrit le montant de 80,26 millions d'euros au titre de l'aide publique aux partis politiques. Chaque année nos partis politiques se partagent ainsi une somme substantielle.

Il ne s'agit pas de tomber dans la démagogie. La démocratie à un coût. Il est donc normal à mes yeux que les partis politiques puissent subvenir à leurs besoins. Le financement public permettant par ailleurs de limiter les risques de corruption et la valse malsaine des valises remplies de billets. Cependant, est-il inconvenant de demander aux partis politiques français de montrer l'exemple ? D'être aussi exemplaires, décents et solidaires qu'ils l'exigent des patrons ? C'est pourquoi je demande à nos lecteurs de relayer notre proposition : que chaque parti politique français accepte de mettre à la disposition de l'Etat 5 % à 10 % de son financement annuel. L'argent ainsi économisé étant à la disposition du gouvernement pour lutter contre les conséquences sociales néfastes de la crise économique.

David Bescond pour Rebelles.info
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