G20 DE LONDRES

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Communiqué de Jean-François Touzé, Président de la Nouvelle Droite Républicaine, conseiller régional d'Ile-de-France

Personne ne pouvait raisonnablement penser que, par un coup de baguette magique, le sommet londonien du G20 allait régler l’ensemble des problèmes liés à la crise financière, économique et sociale que traverse le monde.
Ceux, peu nombreux, qui espéraient que des décisions miracles seraient prises concernant la relance de l’activité auront sans doute le sentiment d’avoir assisté ces dernières heures à un acte nouveau de la pièce shakespearienne « mutch ado about nothing ». Beaucoup de bruit, en effet, sinon pour rien, en tout cas pour pas grand-chose si ce n’est l’annonce de moyens supplémentaires donnés au FMI et à la Banque mondiale.

La vérité est que l’objet de ce sommet n’était pas tant d’accélérer la sortie d’une récession dont chacun sait qu’elle sera longue et douloureuse, que d’anticiper la fin de la crise en fixant des règles nouvelles destinées à tenter d'en interdire la répétition par la « moralisation » du capitalisme, la régulation du système financier, et la sécurisation des marchés. Sur ce volet là, et sur celui là seulement, même si parler d’un nouveau Bretton Woods comme l’a fait Nicolas Sarkozy participe sans doute d’un abus de langage et si un certain nombre de décisions demeurent encore virtuelles puisque remises dans leur exécution à une autre réunion en septembre à New York, ce G20 n’aura, au final, pas été inutile.

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