CARTERISATION

Publié le

par Jean-François Touzé, président de la Nouvelle Droite Républicaine, conseiller régional d'ïle-de-France

En annonçant que des poursuites seraient engagées contre les responsables des soi-disant tortures commises par la CIA contre les terroristes islamistes et en autorisant le grand déballage qu’exigeaient les bien pensants de la gauche américaine et internationale, Barack Obama ne fait pas seulement preuve d’irénisme. Il ouvre une boîte de pandore qui risque de ne pas se refermer avant longtemps.

L’ancien vice-président Dick Cheney a raison de dire que c’est la sécurité des Etats-Unis qu’il met en danger. C’est aussi  celle du camp occidental tout entier qui se voit fragilisée.
Au moment où, au delà même de la mise en accusation de la politique menée par Georges Busch après le 11 septembre, l’ensemble des principes agissants de la révolution conservatrice est désormais sur la sellette, il faut se souvenir des conséquences tragiques que purent avoir les années Carter pour l‘équilibre mondial et la sécurité du monde libre avant que ne vienne Ronald Reagan et avec lui l’Amérique de la volonté retrouvée.

La complaisance de la nouvelle administration à l’égard de Cuba et du régime de Chavez, les signaux apaisants adressés à l’Iran, le « relativisme » à l’égard d’Israël, le flou artistique quant à la stratégie en Afghanistan et au Pakistan sont autant de signes inquiétants de la chronique d’une « cartèrisation » annoncée.

Dans la situation critique que nous travesrons, l’affaiblissement des défenses immunitaires du monde occidental n’est pas seulement une faute. C’est un crime.

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