EUROPEENNES: PUISQU' IL FAUT CHOISIR...

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par Jean-François Touzé, président de la Nouvelle Droite Républicaine, conseiller régional d'Ile-de-France

Sans prétendre guider le choix de quiconque et sans avoir la fatuité de m’ériger en arbitre des élégances d’une élection dans laquelle je n’étais pas, cette fois, parti prenante, qu’il me soit permis de dire ici quelques mots du scrutin de dimanche.

Au terme d’une campagne volontairement atone, alors que le vrai débat –celui de l’avenir de notre pays, de notre civilisation, de nos libertés – n’a pas été réellement ouvert, pour qui voter ?

Et d’abord pour qui ne surtout pas voter ?
Impossible, cela va sans dire, de se prononcer en faveur d’une liste de gauche ou d’extrême gauche. Nous savons où ceux-là, toutes tendances confondues et justement parce que leurs tendances peuvent demain être confondues, veulent nous entraîner.
Impossible, bien sur, de voter pour les listes vertes non plus que pour les listes Bayrou dont nous savons la nature réelle.

Impossible de voter pour les listes présentées par Nicolas Dupont-Aignan, homme de gauche entré dans le créneau souverainiste au nom d’un gaullisme aussi archaïque que fantasmé.

Est-il nécessaire d’écrire ici ce que nous pensons de la liste menée en Ile-de-France par Dieudonné, liste immonde soutenue par le terroriste Carlos tout comme ceux du Hamas et du Hezbollah, regardée avec complaisance par une partie de l’extrême droite radicale quand elle n’est pas ouvertement soutenue par elle, et largement encouragée par tous ceux qui voient là une traduction jubilatoire de leurs obsessions antisémites et de leur volonté de faire exploser ce qu’ils appellent « le système » qui n’est rien d’autre que notre société de libertés qu’ils haïssent ?

Impossible également de voter pour le Front National résiduel toujours habité par les démons qui l’ont exclu de la sphère politique républicaine, un FN qui sombre peu à peu dans la confusion et la sénescence. Une impossibilité qui s’applique aussi, en l’état, dans la circonscription où se présente Marine Le Pen qui, pour l’heure, reste engluée dans la marmelade frontiste et n’a clairement fait aucun des choix susceptibles de rendre possible une évolution vers ce que Alain Minc appelle à juste titre « le cercle de la raison ».

Impossible, mais nous ne l’écrivons  que « pour mémoire », de voter, là ou elles sont présentes, pour les listes du Parti de la France de Carl Lang, qui continue de réciter les basiques du bréviaire lepéniste et n’a, en aucune façon, rompu avec les zones les plus obscures du nationalisme rance.
Reste l’UMP. Mais comment, par exemple, glisser sans malaise un bulletin Barnier/Dati/Cavada en Région parisienne ? Comment ignorer que l’ouverture à gauche continuera et peut-être se renforcera au lendemain du 7 juin ? Nicolas Sarkozy doit, à l’occasion de cette élection, recevoir un message fort de la part du peuple de droite qui l’a élu et attend la mise en œuvre d’une politique de fermeté, d’autorité en même temps que de défense des libertés et des valeurs de notre civilisation.

L’UMP ne sera donc pas notre choix pour cette élection.
Pour ce qui nous concerne nous opterons donc, tout en regrettant les positions souvent caricaturales de Philippe de Villiers et certaines de ses orientations en matière de politique internationale (cf. son refus de la réintégration pleine et entière de la France au sein de l’OTAN), pour les listes Libertas, en particulier dans le grand sud-est pour la liste menée par Patrick Louis et en Ile-de-France pour celle menée par Jérôme Rivière qui, lui, n’a jamais dissimulé ses convictions droitistes, patriotes et occidentalistes.

Viendra ensuite le temps des analyses et des bilans.

Viendra aussi pour nous celui de la construction. 

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