PROCRASTINATION POLITIQUE

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Communiqué de Jean-François Touzé, président de la Nouvelle Droite Républicaine, conseiller régional d'Ile-de-France

Plus proche, dans la forme et dans le fond, d’un inventaire à la Prévert que de l’adresse solennelle d’un chef d’Etat à la Nation, le discours prononcé ce lundi par Nicolas Sarkozy devant le Congrès réuni à sa demande à Versailles, cristallisant ainsi l’entrée de la France dans une 5ème République bis, portait la marque de cette procrastination politique qui le conduit, depuis le début du Quinquennat, à renvoyer à plus tard ce qui pourrait être fait aujourd’hui.
Ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui qu’il faut rétablir la sécurité sur l’ensemble de notre territoire.
Ce n’est pas demain c’est aujourd’hui qu’il faut lutter contre les effets de la crise tout en veillant à ne pas creuser encore et encore les déficits, ce que ne manquera pas d’induire, au final, le recours à l’emprunt.
Ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui qu’il faut dire « stop » à l’islamisation de la France et pas seulement en interdisant la Burqa qui n’est qu’un effet parmi d’autres de la main mise  de l’islam politique sur notre société.

Ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui qu’il faut simplifier l’organisation territoriale de la France autrement que par la mise en place de l’usine à gaz proposée par le comité Balladur..

Ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui qu’il faut prendre les décisions qui s’imposent pour assurer l’avenir de nos retraites.

Ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui qu’il faut dire à la Turquie que nous refusons son entrée dans l’Union européenne.

C n’est pas demain, c’est aujourd’hui qu’il faut mobiliser les énergies nationales pour redonner à notre pays sa foi en lui-même et sa place dans le monde, dans la fidélité à nos alliances occidentales.

La densité du catalogue de belles promesses qu’a ouvert devant les parlementaires Nicolas Sarkozy n’empêchera pas les Français de lire entre les lignes et de comprendre qu’au-delà des mots et des images, le mot d’ordre est dores et déjà : « pas de vagues avant 2012…Après on verra ».

Quels que soient les apparences et les contours du remaniement gouvernemental prochain, c’est, hélas, ce mot d’ordre que devront suivre les nouveaux ministres.

 

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