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apl La maoeuvre est connue qui, de toute éternité a fait ses preuves.Elle nécessite de la patience et de la constance. On peut l' appeler "technique du voleur chinois". Il s'agit d'habituer l'oeuil à la disparition progressive d'un objet jusqu'à ce que son absence ne se remarque même plus.

C'est ainsi que, depuis un demi siècle, les tenants du fédéralisme européen habituent peu à peu les peuples à la disparition des Etats et à la substitution des souverainetés nationales au profit de la technocratie bruxelloise.

Comme les révolutionnaires léninistes, les européstes n'ont pas de montre. Le temps est leur allié qui permet d'attendre que les conditions soient réunies Pour avancer plus loin, toujours plus loin sur la route que leurs rêves ou leurs illusions leurs ont tracée.

La crise financière, économique et sociale que nous traversons, donne à ceux là un argument nouveau mais depuis longtemps prêt à servir. Si l'euro est attaqué, c'est en raison de l'absence de gouvernement économique de l'Union européenne, absence qui, laissant le champ libre à la seule banque centrale, interdit toute coordination. Il s'agit donc,de toute urgence, de mettre en place l'organe décisionnaire capable de planifier les économies, de maitriser les budgets et sans doute de lever les impôts. Ce qui n'était pas possible en 1992 au moment de la ratification de Maastricht devient aujourd'hui une impérieuse nécessité ainsi qu'en témoigne la multiplication des tribunes libres dans la presse ( la dernière en date, celle du très influent Jean Peyrelevade dans le Figaro daté de ce lundi) et les "propositions" formulées il y a deux semaines par Barroso visant à déposséder les parlements nationaux de leurs responsabilités budgétaires.

L'avenir dira si les peuples se laisseront une nouvelle fois bernés et si les gouvernants décideront une fois de plus de passer outre leur volonté.

L'Europe n'est pourtant pas une idée moderne. La mondialisation qu'il ne s'agit pas de nier, l'internationalisation du commerce et des échanges, la planétarisation des informations et de la communication rendent le rêve européen née de la dernière guerre mondiale dépassé, obsolète et caduque.
Qu'on ne s'y trope pas pourtant. Le refus qui est le nôtre de cette construction européenne absurde, ne justifie en rien la tentation d'une crispation nationale et d'un repli frileux dans le cocon rassurant de nos frontières. Dans une équation à deux facteurs, il est toujours bon de choisir le troisième. Pour les patriotes français que nous sommes, le choix ne se situe heureusement pas entre le nationalisme stupide et toujours menaçant; et la fuit en avant sur le grand toboggan européen.

C'est à un ensemble bien plus grand qu'il nous faut travailler. Un ensemble qui, au moment où de nouvelles puissantes surgissent et  où se constituent des blocs plus ou moins solides regroupant des pays prétendument "non allignés" mais en réalité tous unis contre l'occident, puisse rassembler les Etats Nations du monde libre, et cimentés les solidarités occidentales. Edouard Balladur dans un ouvrage paru il y a deux ans che Fayard esquissait cette idée sans pour pour autant aller jusqu'au bout de sa logique.

Ce n'est pas de l'Europe que notre civislisation a besoin maisd' une véritable Alliance Occidentale, politique,économiqe, commerciale, culturelle dont une OTAN rénovée et élargie pourrait être le bras armé. Une organisation souple et active regroupant le Etats Unis et les  nations européennes mais aussi Israël dont la survie nous obsède, une organisation qui préserve les intérêts nationaux de chacun et même les valorisent tout en organisant la prospérité, le rayonnement économique, spirituel et  culturel de l'ensemble et en organisant sa sécurité collective selon la règle fondatrice de l'Alliance atlantique qui veut que chaque nation qui la compose réagisse à l'attaque d'une seule d'entre elle.

Cessons de croire au Mythe européen. Ayons le courage de dépasser cette idée fausse et rétrograde.

L'Europe a apporté au monde l'humanisme et le sens des équilibres. Elle a donné Vélasquez, Rembrandt, Mozart, Goethe Michel Ange...

Elle a aussi organisé sa propre destruction au cours des siècles dans des combats nationalistes suicidaires.

Elle a enfin engendré en son sein Auschwitz, tâche indélébile sur son histoire et sa identité.

Alors non, la civilisation n'a plus besoin de l'Europe.En tout cas pas d'une Europe politique organisée.

La civilisation n'a pas de frontières, même si nous sommes fiers de nos spécificités nationales.

La civilisation n'a pas non plus de continent.

Et qu'importe à la France la vieille Europe...


La France de demain sera occidentale ou ne sera plus.

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